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Archive pour juillet 2012

Des larmes et des larmes

Mardi 31 juillet 2012

J’allume autour de 20h le poste de télévision pour regarder la natation aux JO.

Je tombe sur le JT de France 2. Les parents du garçon de 11 ans fauché à La Ciotat par un chauffard sont en gros plan à l’écran, abasourdis et en pleurs.

Ces larmes ont-elles une valeur informative ? Le télespectateur n’est-il pas assez cérébral pour imaginer la douleur dans de telles circonstances ?

Je zappe illico sur la 3. Ce sont les larmes de Flessel.

Coïncidence

Samedi 28 juillet 2012

Hier, jour des 40 ans de Yan, on a croisé une voiture de rallye remorquée. Sur la portière : Hoa**u Y. A+

Un dîner presque parfait

Samedi 28 juillet 2012

Les puristes ont au moins une bonne raison de critiquer mes grillades : mon barbec est au gaz et ce choix est impardonnable, pensent-ils,  dans une région de sarments de vigne.

Après s’être jeté quelques verres derrière la cravate, Ced en trouve une autre et, selon ses coutumes, me taille un costume. Quoi ? Les grillades sont déjà prêtes ? Pas d’odeur de fumée à venir et recours au micro-onde ?

On fait fi de mon intention de remettre le moment venu les côtes sur la grille. On préfère manier la langue de bois vipère. Plusieurs hypothèses sont émises quant à la gestion originale de mon emploi du temps de cuisinier. Myriam pense que je ne sais pas utiliser mon appareil (de compétition) et que c’ est un copain qui a grillé la viande dans l’aprem. Chantoune, qui passe par là, m’ enterre en ajoutant que c’ est peut-être Charlot qui a préparé la viande il y a une semaine à la Réunion.

Si tout ce petit monde médisant a un nez bien dégagé pour les arômes du bon vin, c’ est votre serviteur qui a du nez. D’ abord, j’ invite mes commensaux pendant l’ apéro à se coller les narines aux canisses pour humer les grillades du voisin Gilles (tac, le mal est réparé !), puis (et toc…toc…toc…toc) je verse dans le triomphe lorsqu’ une averse, qui aurait mis à mal une hypothétique grillade, nous contraint après les quiches et la salade à rentrer en urgence table et chaises pour la suite du repas.

La suite ? Parfaite, si ce n’ est que j’ ai oublié d’ acheter du pain.

« Euh…des muffins pour saucer ? »

L’ affront est tel que Ced médusé appelle Gilles à travers la clôture et lui demande gentiment s’il lui reste du pain.

Acapulco

Jeudi 26 juillet 2012

Avec notre aval, Maxence, Rafaël, Clément et Tom se rapprochent des intrépides qui sautent à l’eau du Pont du Diable tandis que nous restons les pieds dans la rivière, les fesses sur un galet, à l’ombre des arbres. L’accès aux premières loges n’est pas aisé et les garçons dandinent dangereusement pieds nus à flanc de falaise avant de se poser. Ouf !

Lorsque Stef et moi les rejoignons, nous constatons avec surprise qu’ils ont les cheveux mouillés plaqués au front. Ils sautent ?

Stef me suggère de ne pas nous manifester pour observer leur manège. Pointe alors en contrebas le nez de Maxence qui achève son ascension de la falaise les muscles bandés ruisselants, avant que ne pointe le nez de Tom ruisselant aussi…de sang. Ils sautent !

Magnéto  Serge

Rien à déclarer ?

Jeudi 26 juillet 2012

1) La technicienne qui nous fait faire la batterie de tests chez l’ophtalmo demande à Tom s’il a un souci particulier avec ses yeux. La réponse est instantanée : « quand je baille, je pleure. »

2) En quittant le cabinet, Tom me demande s’il peut récupérer un poster de Belhanda qui traîne dans un numéro de Onze. La réponse est oui. Tom se précipite sur le magazine, cherche nerveusement le morceau de papier convoité et sitôt trouvé, le poster est enfourné sous le T-shirt.

Non, je n’irai plus chez Tonton Yannis !

Samedi 21 juillet 2012

« Je te défendrai d’aller chez Tonton Yannis, tu as vu, tu es laid ! », me dit Clem lorsque je rentre de la Montagne le crâne aussi lisse qu’ un galet-la-rivière.

Quelques jours plus tard, on arrive à Fréjorgues. J’ai le coeur qui bat un peu plus fort que d’hab, les mains légèrement moites :  Sof est là, derrière la salle des tapis à bagages.

J’ai laissé à la Réunion les yeux tendres de ma maman, j’attends maintenant les yeux de Chimène. Et lorsque je surgis dans le hall de l’ aérogare, je prends de plein fouet un regard réprobateur, puis un regard fuyant au moment du bisou. « Ah non, on dirait un condamné.’ me lance-t-elle. Welcome back !

Syndrome de la vierge et la putain

Mercredi 18 juillet 2012

Lolo a 40 ans. Loin des 4000 conquêtes de Mick Jagger, il a toutefois accroché plus de 150 nanas à son tableau de chasse. Et, parmi les victimes ou les heureuses élues, oui Monsieur, une certaine Ida Techer.

Malgré un succès incontestable auprès de la gent féminine, Lolo est malheureux. Il baise, mais ne sait pas faire l’amour : s’il aime, il ne touche pas.

Donneur-la-roue

Mercredi 18 juillet 2012

(Billet bientôt avec photos)

Les garçons les ont conviées sur leur chantier.

Bien mal leur en a pris : Yaka et Fokil se sont senties investies d’une mission d’ architecte et leur première question (en choeur) en est révélatrice : « mais où est la porte ? »

Elles n’ont pas compris la structure en nid de tisserin (avec entrée en dessous). Mais, si elles voient la cabane achevée, elles se targueront d’en être les conceptrices. Le créole dit « donneur-la-roue » et  Lafontaine « mouche du coche ».

Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au Soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un Coche.
Femmes, Moine, vieillards, tout était descendu.
L’attelage suait, soufflait, était rendu.
Une Mouche survient, et des chevaux s’approche ;
Prétend les animer par son bourdonnement ;
Pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment
Qu’elle fait aller la machine,
S’assied sur le timon, sur le nez du Cocher ;
Aussitôt que le char chemine,
Et qu’elle voit les gens marcher,
Elle s’en attribue uniquement la gloire ;
Va, vient, fait l’empressée ; il semble que ce soit
Un Sergent de bataille allant en chaque endroit
Faire avancer ses gens, et hâter la victoire.
La Mouche en ce commun besoin
Se plaint qu’elle agit seule, et qu’elle a tout le soin ;
Qu’aucun n’aide aux chevaux à se tirer d’affaire.
Le Moine disait son Bréviaire ;
Il prenait bien son temps ! Une femme chantait ;
C’était bien de chansons qu’alors il s’agissait !
Dame Mouche s’en va chanter à leurs oreilles,
Et fait cent sottises pareilles.
Après bien du travail le Coche arrive au haut.
Respirons maintenant, dit la Mouche aussitôt :
J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.
Ca, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine.

Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.

 

Pigiste

Mercredi 11 juillet 2012

Le B-A-BA de l’amabilité. Titre non retenu pour cette note parue dans le Midi Libre du 2 ou 3 juillet.

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