Un dîner presque parfait

Les puristes ont au moins une bonne raison de critiquer mes grillades : mon barbec est au gaz et ce choix est impardonnable, pensent-ils,  dans une région de sarments de vigne.

Après s’être jeté quelques verres derrière la cravate, Ced en trouve une autre et, selon ses coutumes, me taille un costume. Quoi ? Les grillades sont déjà prêtes ? Pas d’odeur de fumée à venir et recours au micro-onde ?

On fait fi de mon intention de remettre le moment venu les côtes sur la grille. On préfère manier la langue de bois vipère. Plusieurs hypothèses sont émises quant à la gestion originale de mon emploi du temps de cuisinier. Myriam pense que je ne sais pas utiliser mon appareil (de compétition) et que c’ est un copain qui a grillé la viande dans l’aprem. Chantoune, qui passe par là, m’ enterre en ajoutant que c’ est peut-être Charlot qui a préparé la viande il y a une semaine à la Réunion.

Si tout ce petit monde médisant a un nez bien dégagé pour les arômes du bon vin, c’ est votre serviteur qui a du nez. D’ abord, j’ invite mes commensaux pendant l’ apéro à se coller les narines aux canisses pour humer les grillades du voisin Gilles (tac, le mal est réparé !), puis (et toc…toc…toc…toc) je verse dans le triomphe lorsqu’ une averse, qui aurait mis à mal une hypothétique grillade, nous contraint après les quiches et la salade à rentrer en urgence table et chaises pour la suite du repas.

La suite ? Parfaite, si ce n’ est que j’ ai oublié d’ acheter du pain.

« Euh…des muffins pour saucer ? »

L’ affront est tel que Ced médusé appelle Gilles à travers la clôture et lui demande gentiment s’il lui reste du pain.

Une réponse à “Un dîner presque parfait”

  1. Chantoune dit :

    Qui aime bien, châtie bien ….. Dom tellement d’amour à ton égard, à cause fâche comme ça même ?

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