Je marche…

Après s’être posé en catastrophe et avoir endommagé irréversiblement son Potez 25 à mi-chemin entre le Chili et l’Argentine, l’aviateur Guillaumet décide de franchir à pied les 6 cols qui le séparent de Buenos Aires. Il sait que succomber au sommeil, c’est mourir de froid. Dans le film Les ailes du courage vu au Futuroscope, J-J. Annaud lui fait répéter inlassablement : « je marche, je marche, je ne m’arrête pas. »

Formule que l’on fait sienne de la Vienne à la Vendée (au placard les charentaises !), même si l’excentrique Sophie fait parfois des siennes.

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Elle a failli préférer une bande de larrons anti-gay à un groupe de gais lurons !

On troque un instant notre bâton de pélerin contre une pigouille, et voilà la famille Sapajou sur les canaux de la Venise Verte, au milieu des frênes et des peupliers, entourée de ragondins,de couleuvres et de demoiselles. Le petit port d’ Arçais au coeur du Marais Poitevin est sympa, les prix du restaurant qui s’y trouve beaucoup moins. Comme dit Sexion d’assaut : « Arçais, Arçais, J’crois qu’j'vais finir par me trancher l’aorte. »

Ce périple effréné ne laisse pas les voyageurs sans séquelles. Myriam – qui confond cornichon et concombre- est catégorique, elle a déjà rencontré des canards à 4 pattes (et pourquoi pas des ânes à 5 jambes ? )

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Cyril a en fin de journée des hallucinations

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et Clément est désagréable au réveil  :

« -c’est le carillon de l’église qui sonne ( alors que Tom pète)

- c’est plutôt le caribou qui brâme. »

Que dire de Sophie qui s’installe à la Rochelle en terrasse … au Café du Nord ? Elle est à l’Ouest !

C’est sans regret qu’on traverse certains lieux sur les chapeaux de roues ; La Roche-sur-Yon par exemple, célèbre pour son haras, a vu naître le logo de « la Vache qui rit » mais est aussi triste qu’un pentagone quadrillé (de quoi se faire hara-kiri !)

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Seules l’exposition « Citroën et les arts » et son immense cathédrale ne valent le coup d’oeil.

En revanche, faute de temps, on peut déplorer

- un séjour à la Rochelle, pendant l’université du PS, sans échange avec Taubira (ne serait-ce que le temps d’une valse)

-une leçon de surf avec Kelly Slater à Poitiers sans bain dans l’Océan, ou un passage-éclair à Rochefort sans fouler le pont de l’Hermione.

Dom résume : « on n’a eu ni feuille de rose, ni fleur de sel ! »  Tom résume : « le comble, c’est venir aux Sables d’Olonne et ne pas voir le sable. »

Faut dire que l’Océan est capricieux. Drôle d’escale à Fouras où la mer à marée basse nous interdit de rencontrer le père du même nom. Drôle de sensations aussi au passage du Gois avant qu’on ne rejoigne St Philbert à Noirmoutier.

Quelle chance, on n’est pas dans la mouise !

 

 

 

 

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