Absolu vs relatif

Tout du quotidien se quantifie -merci les nombres-, même ce qui est a priori exclusivement de l’ordre du qualitatif.

On note par exemple les prestations d’un hôtel. La note est une « valeur » absolue. Si on la ramène au prix de la chambre, on dispose d’ une grandeur relative (rapport qualité-prix), plus opérante que la note absolue si l’on veut comparer deux établissements.

Dans la même veine, lorsqu’on est sur le point d’acheter un steak, c’est le prix au kg (et non le prix « brut » affiché sur la barquette) qui dicte le choix entre Charal et une autre marque.

Il y a une notion scientifique qui illustre avec force le concept de grandeur-quotient : la densité.

  1. L’exemple le plus immédiat est la densité démographique, exprimée par un nombre d’habitants au km^2.
  2. On peut aussi penser aux indications sur la consommation d’un véhicule données par un nombre de litres au 100 km.
  3. Dernier exemple : une lessive A est a priori plus efficace que B si A est plus concentrée que B, la concentration étant la quantité de matière active par unité de volume.

Dans le cours d’éducation civique de Tom, l’élève est présenté comme un citoyen du collège, dont les droits et devoirs sont compilés dans le règlement intérieur. Je remarque alors avec enthousiasme que cela relève de la même logique : le collège est une cité à l’échelle de l’élève.

- T’es un philosophe…au fond du garage.

- Je préfèrerais au fond du jardin.

-si tu veux, au fond du jardin…

- Punaise ! le titre est flatteur.

- ouais, mais t’emballe pas : il est encore question d’échelle.

Bien joué ! En substance, Tom me dit qu’ « au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. » N’est-ce pas la meilleure définition de ma grandeur relative ?

Une preuve de plus que l’apprentissage, descendant du « maître » vers « l’élève », n’est pas en réalité unidirectionnelle.

Aparté sur une grandeur-quotient dont la définition interroge : IMC pour indice de masse corporelle, rapport de la masse par le carré de la taille. Si on souhaite mesurer la corpulence, il semble plus logique d’envisager une masse par unité de volume, pourquoi pas « masse sur taille au cube ».

 

 

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