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Archive pour décembre 2013

Laurie et Nico, cérémonie laïque animée par Lionel

Vendredi 27 décembre 2013

 

Heureux qui comme Nico a fait un long voyage

vers une terre hostile où « la fré i ravage »

avant de revenir, fier comme Artaban,

diplôme ronflant en poche, « p’tite mamzelle » devant.

 

Devant ? c’est faux, c’est juste pour la rime

car le retour, c’est plutôt petite-mine-sans-frime

l’irrésistible appel de sa lointaine terre natale

rompant par la distance un début de vie maritale.

 

Mais Nico a plus d’un tour dans son « bertelle ».

Sorcier-chaman ou amant exceptionnel,

il convainc sa belle, marseillaise de coeur,

que le paradis est accessible ailleurs

loin de la Canebière et de ses cagoles

en un lieu où jamais « cabot ne saurait être molle ».

 

En déduire que c’est Nico qui maîtrise

serait au bas mot une terrible méprise :

Laurie est un tempérament de feu,

qu’il mate un « p’tit rein », elle lui crève les yeux !

 

D’ailleurs, Il a failli chanter avec Polnareff

le tube planétaire de la poupée qui fait non

à croire que contre lui, Laurie a quelque grief :

elle a refusé par trois fois sa demande d’union.

 

Voilà quelques anecdotes d’un amour peu banal

qu’on célèbre ce soir sans bénédiction papale.

Flonflons et flaflas de l’église avec parcimonie,

Retour à Lio en maître de cérémonie

Rides

Jeudi 26 décembre 2013

Clément est un garçon « tactile ». Lors de l’histoire du soir, il peut poser sa tête sur mon torse et se laisser bercer par les mouvements respiratoires, il peut tâter ma pomme d’Adam ou parcourir avec son index mon profil du front jusqu’au menton. Un soir, il touche avec insistance le coin de mon oeil.

« Arthur commence à prendre de l’âge. Il a passé trop de nuits sur son lit de camp, trop de journées en selle. A son flanc, une veille blessure se rappelle régulièrement à son attention, et il doit vivre avec cette douleur sourde mais persistante. » (Arthur, l’autre légende, Philip Reeve, Scripto, p. 254)

Je commente :

« - ce sont de vieux bobos guéris, mais qui refont surface avec les années… »

Et il me coupe la parole, en continuant à caresser les sillons à l’angle de l’oeil :

- toi aussi, tu commences à ressentir ça ? »

Narcissisme et blessure

Mardi 17 décembre 2013

La pratique est courante : on tape son nom dans google, on scrute (fébrilement) les liens qui pointent vers son blog, sa page facebook, son site … et on tempête lorsqu’un homonyme nous vole la vedette.

Il y a un biais flagrant dont on s’ accommode en général facilement : un nombre de citations, fût-il énorme, n’est pas une caution de qualité et ne fait donc pas de nous une référence.

Ce coup de canif  à la couche de narcissisme dont on s’enveloppe avec volupté, nous égratigne lorsque, dans un moment de lucidité, on réalise que notre contribution est banale, n’apporte rien à la « collectivité », ne mérite donc pas d’être rendue publique.

Parfois l’écorchure, qui est au départ anodine, se transforme en plaie. On remarque par exemple que le voisin, qui se distingue significativement  par ses idées,  son originalité…, dont le talent est reconnu par des gages autrement fiables qu’un simple indice-google de notoriété, n’apparaît même pas sous les radars des moteurs de recherche. Et -putain de merde- cela ne semble même pas l’émouvoir.