Rides

Clément est un garçon « tactile ». Lors de l’histoire du soir, il peut poser sa tête sur mon torse et se laisser bercer par les mouvements respiratoires, il peut tâter ma pomme d’Adam ou parcourir avec son index mon profil du front jusqu’au menton. Un soir, il touche avec insistance le coin de mon oeil.

« Arthur commence à prendre de l’âge. Il a passé trop de nuits sur son lit de camp, trop de journées en selle. A son flanc, une veille blessure se rappelle régulièrement à son attention, et il doit vivre avec cette douleur sourde mais persistante. » (Arthur, l’autre légende, Philip Reeve, Scripto, p. 254)

Je commente :

« - ce sont de vieux bobos guéris, mais qui refont surface avec les années… »

Et il me coupe la parole, en continuant à caresser les sillons à l’angle de l’oeil :

- toi aussi, tu commences à ressentir ça ? »

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