Laurie et Nico, cérémonie laïque animée par Lionel

 

Heureux qui comme Nico a fait un long voyage

vers une terre hostile où « la fré i ravage »

avant de revenir, fier comme Artaban,

diplôme ronflant en poche, « p’tite mamzelle » devant.

 

Devant ? c’est faux, c’est juste pour la rime

car le retour, c’est plutôt petite-mine-sans-frime

l’irrésistible appel de sa lointaine terre natale

rompant par la distance un début de vie maritale.

 

Mais Nico a plus d’un tour dans son « bertelle ».

Sorcier-chaman ou amant exceptionnel,

il convainc sa belle, marseillaise de coeur,

que le paradis est accessible ailleurs

loin de la Canebière et de ses cagoles

en un lieu où jamais « cabot ne saurait être molle ».

 

En déduire que c’est Nico qui maîtrise

serait au bas mot une terrible méprise :

Laurie est un tempérament de feu,

qu’il mate un « p’tit rein », elle lui crève les yeux !

 

D’ailleurs, Il a failli chanter avec Polnareff

le tube planétaire de la poupée qui fait non

à croire que contre lui, Laurie a quelque grief :

elle a refusé par trois fois sa demande d’union.

 

Voilà quelques anecdotes d’un amour peu banal

qu’on célèbre ce soir sans bénédiction papale.

Flonflons et flaflas de l’église avec parcimonie,

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