D’estoc ou Destop

On trouve ici la correspondance de Maupassant avec Gisèle d’Estoc, jeune femme libertine bisexuelle adepte de partie fine.

Formules de politesses d’abord chastes puis de plus en plus grivoises. Morceaux choisis révélant un Maupassant galant (même s’il prétend ne pas savoir marivauder), géographe, spéléologue…

  1. Permettez-moi de vous baiser les mains ; c’est un vieil usage que j’adore et qui ne vous compromettra point puisque je ne vous connais pas.
  2. Je baise le bout de vos doigts.
  3. Êtes-vous un peu de meilleure humeur, et voulez-vous permettre que je baise chastement vos mains qui ne sont point roses, mais qui sont parfois nerveuses ?
  4.  Et maintenant Madame, à bientôt. Je baise vos mains humblement.
  5. Permettez-moi de baiser vos deux mains, mais dégantées.
  6. Mille baisers… partout.
  7. Je vous baise les mains et… le reste
  8. Mille caresses sur… toutes tes lèvres.
  9. A bientôt, ma chère amie, je vous baise les mains et les deux fleurs de vos adorables nichons.
  10. Je vous baise les pieds… et les lèvres… et je m’arrête longtemps entre les deux extrêmes.
  11. Mille caresses.
  12.  Mille baisers.
  13.  Mille baisers. La moitié dans le département Bourget (tête), l’autre moitié dans le département Maupassant (c…).
  14. Mille caresses partout, partout…
  15. Mille baisers partout, aux extrémités, sur les pointes et dans les creux.
  16. Adieu ma belle amie, je vous embrasse dans tous les coins et cavités.
  17. Permettez-moi encore de vous baiser les doigts.
  18. Je vous baise les mains.

Mais Maupassant, c’est le chaud et le froid, le corps de taureau en rut et le corps qui souffre, l’amour des femmes et la misogynie. Aussi, il lui écrit parfois des choses beaucoup moins coquines. En parlant des « organes de plaisir » chez la femme  : « ces trous malpropres dont la véritable fonction consiste à remplir les fosses d’aisance et à suffoquer les fosses nasales. »

 

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