Classement pour mon grand oiseau

Tom observe que, dans un classement, on fait plus facilement la différence entre les rangs 1 et 14  qu’entre les positions 601 et 614 alors que c’est le même écart pour les deux comparaisons. Le candidat sur la 14ème marche dit « je suis 14ème », position exacte, à l’unité près, alors que celui qui est en position 614, dit facilement « je finis 600-620″ et une fourchette suffit pour le repérer convenablement dans le classement.

La capacité de distinction entre deux rangs ne dépend donc pas seulement de l’écart absolu, mais est plus une question de rapport : 14/1=14 est largement supérieur à un 614/601 qu’on arrondit à 1.

Cette observation sur la perception est pertinente. Elle porte le nom de loi de Weber. Cette dernière est illustrée dans le livre Sur les épaules de Darwin, je t’offrirai des spectacles admirables.

Selon J-C Ameisen, entre mille exemples : ce qui freine « l’évolution chez les oiseaux de certains attributs de séduction vers toujours plus de splendeur pourrait être le fait qu’au-delà d’un certain seuil leur capacité de séduction s’appauvrit parce que la capacité des oiselles à distinguer entre plus beau et encore plus beau s’atténue. » Ainsi – pour enfoncer le bec – « plus le nombre de trilles est important dans le chant d’un prétendant auquel un concurrent n’ajoute qu’un trille et moins les oiselles sont capables de distinguer une différence dans le nombre de trilles des deux chants. »

 

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