ça va taguer

Quand l’actualité légère de mon entourage rencontre la plus pesante. D’un côté, mon cousin Stef est sur le point de se faire tatouer, de l’autre mon amie Mimie, Mamimie, est engagée depuis hier dans un âpre combat contre une leucémie.

Deux #tags donc pour ce billet, tatoo et cancer, auxquels les deux sens du mots tag me conduisent par association d’idées :

  1. tag = graffiti —> tatouage
  2. tag = marqueur —> cancer

Mouuuu..ais ! Mais pourquoi une telle association ?

D’abord, deux constats :

  1. Je trouve qu’un tatouage bien choisi et assumé participe au charme de celui qui le porte. Je ne me vois pas avec un tatouage.
  2. Tous les dermatologues qui m’ont ausculté m’ont sommé de me protéger du soleil en brandissant le mélanome comme épée de Damoclès.

Qu’est-ce qui pourrait toutefois me décider à un signe cutané ? peut-être un cancer de la peau.

Il s’agirait alors d’une réaction, loi du talion :

  1. le cancer (traumatisant) marque au fer rouge. Alors, revanche, on  marque à son tour ce qui a été l’objet de sa souffrance.
  2. On met au rancart les hideux grains de beauté, on les insère dans un tatouage-placard.
  3. On règle son compte au naevus : son ancrage assassin dans la peau est puni par un encrage malin. Il a voulu un acte testamentaire, il aura un acte tégumentaire.
  4. Si le mélanome a (au sens propre) ma peau, j’aurai (au sens propre) la sienne (celle dont il m’a dépossédé).
  5. On customise sa peau à pois(ons), on en fait un maillot à pois pour mieux remonter la pente.

Pour l’heure, c’est à Mamimie que je pense : « oeil pour oeil, dent pour dent, 100 pour 100, tu feras la peau à cette bon sang de leucémie, même si elle te fait faire du mauvais sang ! »

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire