Charb n’est pas Charlie

L’argent n’a pas d’odeur, c’est ce qu’aurait dit Vespasien à son fils Titus. Ce dernier reprochait à l’empereur l’imposition sur la collecte d’urine (nécessaire aux blanchisseurs pour nettoyer les tissus).

L’argent n’a pas d’odeur, pas celle du pipi, pas même celle du sang. Charb est mort. Mais Charb bouge encore, en tête de gondole chez Sauramps avec deux opuscules : un essai publié post-mortem et un livre de 2012  petit traité d’intolérance, fraîchement réédité avec un bandeau noir et la citation « je ris de ce que je veux, quand je veux ».

Charb

A qui profite le crime ? Maisons d’édition, ayants droit, diffuseurs… ? Des charb-atans !

Le petit livre, c’est 50 billets drôles et acides qui commencent par « Mort au(x)… » et qui se terminent par « Amen ».

Il y en a un qui résonne étrangement au vu de ce qui s’est passé en janvier. Tout (ou presque) est dans le titre : « mort aux injonctions écrites à la première personne ! »

Charb a donc choisi Auchan alors que moi « avec Carrefour, je positive », Charb n’est pas l’Oréal alors que moi « je le vaux bien ».

Charb n’est donc pas non plus Charlie !

Il conclut sa chronique par : « Je crois que vous en serez d’accord, il faut tatouer sur le front des tordus qui rédigent ces panneaux : « je me prends pour votre maman, pétez-moi les dents. »

 

 

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