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Archive pour juillet 2015

Ovidie ou l’eau vive

Lundi 20 juillet 2015

J’ai fréquenté ces derniers jours Ovidie, ex-hardeuse et réalisatrice. Brillante et féministe-comme-il-faut. Elle prône -ça coule de source- une sexualité décompléxée et sans frein pour la femme. Je vote : +1.

  • La masturbation féminine par exemple. Je suis pour à 200%. Pourquoi l’homme pourrait se toucher le zizi et la femme devrait s’interdir toute pensée « coupable » ? « Il faut bien que le corps exulte ». Vive les fantasmes : l’inconnu au regard de braise croisé au feu rouge, le collègue qui pilonne derrière la photocopieuse, le jeune éphèbe à qui on fait découvrir maternellement les joies de la chair…et, pourquoi pas, le viol avec des verges qui finissent par ébaudir. No limit ! Vive la masturbation parce que « je suis chez moi et je fais c’que j’veux », parce que c’est aussi pour les femmes étouffées un formidable pied de nez à leurs ayatollahs de maris.
  • Le sex-toy. Pour à 200%. Pas le sex-toy en réunion tupperware pour glousser entre cops, pas le sex-toy parce que c’est fun comme dans Sex and the city, mais le sex-toy pour ce qu’il est, un instrument de jouissance.

J’ai d’abord vu le film d Ovidie intitulé A quoi rêvent les jeunes filles ?.  Je suis allé ensuite sur le ticket de Metro (son blog) et j’ai lu un billet sur la sodomie dans le « porno mainstream ». Son regard d’ex-hardeuse et de réalisatrice dans le milieu est éclairant et on est à 100 lieues d’imaginer la sodomie comme une cascade lorsqu’on s’astique le poireau devant un film de boules.

Et je ne vous parle même pas de tous les nombreux « accidents » de propreté qui, eux, concernent aussi bien les débutantes que les expérimentées. Bien des actrices ont eu les larmes aux yeux parce qu’elles se sentaient humiliées de faire « une anale marron » en public. Il arrive parfois lors du lavement que toute l’eau mélangée aux excréments ne soit pas complètement expulsée car située trop haut dans les intestins, et qu’elle redescende au moment où on l’attend le moins.

Je retourne aujourd’hui sur son blog et dans sa dernière entrée, elle commente le livre petit éloge de la jouissance féminine de Adeline Fleury, qui raconte le premier orgasme de l’auteure à 35 ans et le bouleversement consécutif.

Article intéressant, mais pourquoi sa lecture m’est désagréable, pour ne pas dire pénible ?

« J’envie les tonitruants » qui pensent sincèrement être des dieux de l’amour. « J’envie les sûrs d’eux », ceux qui ne doutent jamais de leur puissance sexuelle, ceux qui sont convaincus que faire grimper la femme aux rideaux est une seconde nature.

- Qu’est-ce qui t’arrive Dom, tu déprimes ? t’as pas été bon ? ressaisis-toi coco, ça arrive, même aux meilleurs !

Se poser, se coucher sur le thème de sa propre sexualité. L’exercice est difficile et c’est un sujet qu’on enfonce volontiers à grand coup de marteau au plus profond de soi lorsqu’il pointe la tête, qu’on enfouit dans sa poubelle interne, qu’on envoie au tapis, qu’on balaie sous le tapis. La raison est simple : on redoute une conclusion peu flatteuse, dommageable à son ego et irréversible.

Alors, pourquoi refuser aujourd’hui la politique de l’autruche ? J’ai fréquenté ces derniers jours Ovidie, brillante et féministe-comme-il-faut. C’est elle qui m’a convaincu de me battre contre moi-même.

Colonie de vacances

Vendredi 17 juillet 2015

Après le feuilleton à tiroirs « La Grèce et ses créanciers », deux mots sur le scenario-assomoir de « la Grèce et ses vacanciers. »

Gontran : 4, Hérand : 4, Jullien : 4, Bouvier : 3 et Hoareau : 4. Les 19 membres de l’Eurogroupe Heureux-Groupe ont eu dès janvier 2015 la délicate mission de fixer le cap en vue du séjour estival. Canaries ? Andalousie ? Miami ? Ibiza ?

La décision est censée être prise à la majorité mais constatant la stérilité des débats lors des sommets, certains regrettent

  1. l’absence d’un 49-3 dans les textes permettant à Marie (principale meneuse) d’imposer son choix,
  2. ou le non-usage d’un cavalier législatif, introduit par exemple en juin lors du projet WE-Camping-ALUNA.

Notre organisation est à l’image du parlement grec, la Vouli à vau-l’eau.
Guillaume a failli boire le Puech-Haut jusqu’à la lie alors que Marie, renouvelant sans cesse les dossiers auprès des agences de voyages, est face à un tonneau des Danaïdes.

A chaque fois qu’on pense l’histoire terminée, elle resurgit comme l’Hydre de Lerne.

Aussi, le grenelle « Avion-Logement » est passé à deux doigts d’accoucher d’une souris. Alors que la motivation des troupes s’é-Rhodes, Marie craint que les vacances en groupe ne soient renvoyées aux calendes grecques.

verslagrece

Il faut trancher, on est trop mi figue(ras)-mi raisin de Corinthe. Aussi, Marie dé-Grèce la longue liste des destinations possibles et elle dé-Crète un referendum en ces termes : Lloret-de-mar, « partez oui ou Parthénon » ?

Dom préfère Podemos à Papadémos, la paella à la moussaka. Guigui, qui ne cherche pas « noon Athènes at ten » lui apporte son soutien. En plus, c’est Air-Audi qui assurerait l’acheminement. A deux, ils font campagne pour le OUI et tentent de faire « Uber-ir » leurs camarades, insistant sur le caractère Crète-in du NON dans un contexte de Grexit.

En vain. La décision des urnes est des-Troïka : non (oxi en grec) à Lloret. Et va pour la Crète. Sof exulte avec ce séjour au label héllène et pour Dom c’est un drachme puisqu’il s’en prend plein la poire mis-héllène.

« L’oxi gêne » et c’est l’asphyxie pour le Guigui aérodromophobe. Le pire est (« Pirée ») là car voler au dessus de ce coin de mer maudit réveille le spectre de Icare. what do I care ? pour les partisans du non, what did Icare ? pour Guigui.

La faute à Syriza Cyril-ça qui sans doute prend son pied : séjour dans la botte italienne en mai, alors pourquoi pas « le talon d’Achille de l’Europe » en août ?

Sacré « Non de Zeus« .

PS : reprise de divers gros titres (Libération, Canard Enchaîné…) après le referendum grec du 5 juillet