Banane

« Banane ! », en interjection, est une insulte ; Y a qu’à entendre Biff Tannen lancer à Marthy McFly : « tu veux ma photo, banane ! »

Banane, en surnom, peut en revanche être affectueux, voire flatteur. Sa forme convexe rappelle le sourire de celui qui a…la banane, sa forme et sa peau lisse font aussi penser au sexe de celui qui a…la patate.

Il y a une paire de décennies, un villageois d’ici, qui faisait un usage immodéré de son sgeg, héritait du sobriquet de « Banane ».

Voici deux lignes d’une biographie hypothétique de Banane, prétexte pour illustrer le phénomène de la « transmission transgénérationnelle des traits acquis par l’épigénétique ».

Rien de la nature de Banane ne présage une activité sexuelle hors-norme. Pas de prédisposition particulière à une sexualité débordante. Mais…sollicité par la gente féminine parce que bel homme et charismatique, Banane honore une première fois une dame de son entourage qui lui fait les yeux doux (réponse à un stimulus/signal inducteur), entrevoit une vie de Don Juan à laquelle il prend goût peu à peu, et finit par courir les jupons (mémoire en absence de signal). Banane n’a pas volé son surnom.
L’idée : si Banane est Banane, cela n’est pas exclusivement de l’inné, cela relève aussi du caractère acquis puisqu’il répond à des signaux de l’extérieur. Le destin de Banane est donc déterminé par lui-même, et aussi par son interaction avec l’environnement.

Une comparaison avec un exemple classique de l’épigénétique : « how to bee-come a queen ? » ; toutes les larves d’abeilles naissent avec le même patrimoine génétique. Celles qui deviennent reines sont celles qui sont nourries à la gelée royale – dotée de vertus extraordinaires selon certains, dépourvue selon d’autres de la toxicité relative du pollen qu’absorbent les futures ouvrières.

Retour dare-dare à Banane et à son dard. Je connais un petit-fils de Banane. Aussi, me vient une question, que vous devinerez après lecture de ceci :

« En 2002, l’épidémiologiste suédois Gunnar Kaati a étudié l’impact de l’alimentation d’hommes nés entre 1890 et 1920 sur leurs descendants. Conclusion : quand les grands-pères ont subi des restrictions alimentaires entre 8 et 12 ans, leurs petits-fils ont une mortalité cardio-vasculaire plus faible et une espérance de vie accrue.
Ceux dont les aïeux ont été bien nourris ont quatre fois plus de diabète et vivent moins vieux. La santé des petits-enfants est donc influencée par des conditions de vie qu’ils n’ont pas connues, dont leur organisme garde la mémoire. »

Le petit-fils de Banane est-il lui-même…Banane ? Autrement dit, le caractère « chaud » de Banane, non associé à son ADN mais acquis, est-il toutefois héréditaire ?

Attention au faisceau d’indices qui ferait dire trop hâtivement que la réponse positive est une Lip-Alice-Sade.

VIDEO0001

Pour ceux qui voient une situation digne d’un « Retour vers le futur », je précise que la nouvelle voiture du petit-fils de Banane (achetée le 21 oct 2015 ?) explore l’Espace, mais n’est pas une Delorean qui fait voyager dans le temps.

 

 

 

Laisser un commentaire