2016 rime avec M…nez

Il est des personnalités qui captent la lumière, qui la siphonnent puis rayonnent à un point tel que leur entourage, plongé dans la fadeur, pâlit de jalousie.

Guigui est de cette trempe. Son principal atout, une gueule à la Bruel. Aussi joue-t-il la carte de la séduction, l’as de trèfle qui pique « carreaument » les coeurs.

as

Il paraît que si, dans la même famille, on demande la soeur, on est servi à toute blinde par un wagon de charme.

Mais le baron de Caravètes, dansant ici le mia avec un faux-air de Travolta

Ken

n’est pas la star du réveillon.

La star n’est pas de sang bleu. Ce qui coule dans ses veines est plutôt…jaune.

Non, ce n’est pas Alex, d’origine vietnamienne. D’ailleurs, lorsque ce dernier dépose en loucedé Sonny avant d’emmener Alyssa à une soirée, on se dit que le mal des Jullien est contagieux, qu’il est en train de fourguer les gosses ici et là pour faire la fête là-bas.

Ce n’est pas non plus Lionel, trop occupé avec Sébastien, à ouvrir les huîtres et à les humer. Des lourdingues disent avec malice qu’à chaque fois qu’ils pénètrent la coquille à 2 valves avec leur lame lisse, ils chantonnent sur un air de Franky  : « …ça glisse au pays des merveilles… »

Pendant ce temps, Cyril, le Yoda Jedi « Di-Jé », casque sur une seule oreille à la Guetta, soigne ses transitions

Yoda

tandis que Chris et Dom, dont la moyenne des taux d’alcoolémie plongerait le simple quidam dans un coma éthylique, échangent sur des destinations idylliques, Nouvelle Calédonie, Réunion, Amsterdam et New-York.

Chrisdom

Il n’y a plus de mystère : par élimination, le roi de la soirée, le seul, l’unique, le vrai, celui qui emballe, celui qui déballe, c’est Manu. Sitôt les douze coups de minuit retentis, sitôt les bises et voeux échangés -et surtout la santé !!-, Babar (surnom tout droit sorti des vestiaires) se fait é-vanescent et…Vanessa car, selon toute vraisemblance, il ouvre l’année 2016 par un feu d’artifices. Respect ! A son retour parmi les siens, Manu est salué comme un général romain victorieux.

Hélas, il est peu de distance du capitole à la roche tarpéienne ; Pour l’espagnol Manu, asi como subis, bajas !

Porté en triomphe grâce à sa santé et à son sabre laser, Manu bascule du côté obscur en fin de soirée : le maître a trop longtemps fait rimer Babar avec Ricard, il franchit la ligne jaune, il rend tripes et boyaux.

A peine a-t-il posé un pâté que les chacals surgissent en voleurs d’images – l’instinct de prédation prenant le pas sur toute hu-Manu-té

paté

et crépitent les flashs autour d’une star harcelée, traquée.

Manu(Cliché du paparazzi Alex)

Scenario symptomatique de l’époque postmoderne : on déboulonne les idoles à la vitesse de la lumière – celle-là même sous laquelle on les a propulsés.

La postmodernité caractérisée par

  1. la précarisation des liens
  2. la « tendance à veiller à ce que toutes les attaches que l’on noue soient aisées à dénouer, soient valables seulement… »jusqu’à nouvel ordre »"

est parfois qualifiée de « modernité liquide« . Alors pourquoi ne pas remplacer postmodernité par le terme « past(is)-modernité » ?

La légende du Roi Numa Manu ou…comment, dans une même soirée, vivre le pire et le meilleur, à savoir :

  1. dégorger le poireau et dégorger par le haut ?
  2. honorer son égérie et ériger son déshonneur ?

Une réponse à “2016 rime avec M…nez”

  1. Guigui dit :

    Mon cher Dom,
    Une fois encore tu m’as régalé…
    Ce qui est plaisant c’est de te voir commenter les soirées avec un certain décalage qui te caractérise!!!
    Surtout ne change rien…tu es mon idole…
    Mais si tu me le permets je vais t apporter une critique tu ne parles pas de nos chères moitiés…ah excuse devrais je dire de nos COPINES

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