YouOuuuuh

 

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Sur les champs blancs de Chamrousse,

des papillons à jolies frimousses

bifurquent YouOuuuh sans crier gare.

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Sur les fragiles ailes du hasard

ils virevoltent en courses folles,

vols tumultueux sans boussole,

tout enivrés de l’air vif et pur

dans un ciel serein et bleu azur.

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Comme dit le poète au mûr prestige :

« fleurs sans tiges qui voltigent »!

papillonvert

Intempestifs et serrés leurs virages,

sans clignotant, sans ambages.

Gerbes de poudre dans les yeux,

en mettre plein la vue, leur voeu ?

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Et quand le soleil se fait la malle,

par un tour de passe-passe fantomal,

nos dames se font papillons de nuit,

autour d’un lampadaire, phalènes en folie.

papillonsnuit

nuit

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Allez, on arrête ces conneries de romantisme à la…mords-moi-le noeud. On passe aux choses sérieuses, à la vraie poésie.

La plus belle définition de « mater » que j’ai trouvée, YouOuuuh  :

« Mater une femme, c’est d’ores et déjà lui faire l’amour en imagination. Nous la caressons, nous l’étreignons, nous la prenons avec les yeux[...] Le matage se faufile le plus loin possible dans les plis, s’implique le plus longtemps possible entre les chairs[...] Nous matons tout ce qui fait fente chez les femmes. Ce qui se pénètre du regard, des doigts, du corps ou seulement du rêve ; ce qui nous invite à entrer.. Et leur coquetterie si spécifique renforce notre désir de succombance, notre sensation de plongeon. De leurs yeux ou de leur bouche maquillés jusqu’à leur postérieur fendu, tout y est entonnoirs de velours[...] La femme est fentes en mouvement[...] Pulpeuse, elle offre davantage de plis, de portes exploratoires. Gracieuse, elle laisse le tremblé de la vie innerver sa matière, faire danser ses replis et et ses ombres, et nous ployons. »

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